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03.07.2006

Pink, beauty bordelique ?

Je suis une francaise.

Ce qui veut dire que j'ai ete elevee dans une civilisation ou les filles sont en jean, un stylo en guise de pince a chignon et trouvent ca normal.


Une partie non negligeable de la population feminine de mon pays agee de 15 a 35 ans ne se maquille pas, j'ai meme des amies qui m'ont avoue se couper les cheveux seules (je ne parle meme pas de se les colorer) et je parierai mes bottes Fendi qu'une bonne partie de mes congeneres n'ont jamais mis les pieds chez une estheticienne.

Ne hurlez pas, "pas moi", "pas moi", je sais que certaines le font. Mais je sais aussi que jusqu'a ce que je lui offre un seche-cheveux digne de ce nom, ma soeur, pourtant brillante working girl de son etat, n'avait jamais entendu parler de brushing autrement que chez le coiffeur.


A ce jour, je doute qu'elle ne se soit jamais fait refaire sa ligne de sourcils en institut. Et elle arrive pourtant a etre stylee et elegante, la n'est pas le probleme.

Ce que je veux dire par la c'est que les francaises ne sont pas connues pour etre appretees comme le sont les japonaises par exemple, en mini stilettos par -20 degres sous la neige.

Non, nous nous mettons des Converses (parfois), nous preferons largement le jean a la jupe (je plaide coupable) et nous n'eprouvons aucune culpabilite a sortir avec des ongles impeccables certes, mais nus (ou disons, exempts de strass et autres nunucheries).

Si je me maquille tous les matins sans faute, meme le dimanche , je ne me retouche pas le-dit maquillage toutes les heures comme certaines de mes collegues qui, armees de leur fond de teint et autres papiers-titre-graisse passent plus de leur temps devant la glace que devant leur ordinateur. Je ne suis pas en bottes mini jupes tous les jours non plus, j'aime trop les jeans pour ca et plus je vieillis plus mes talons perdent de leur hauteur d'antan. Mes cheveux sont certes toujours propres mais je ne les attache pas au quotidien en un chignon sophistique. Et je ne me remaquille pas non plus dans le metro...ni ne me sers de mon fer a friser (faudrait deja que j'en ai un) dans les transports en commun (vu pour vous... si, si).

Aussi, quand je suis convoquee pour un entretien pour un poste de representation ou l'un des criteres le plus important est "perfect grooming in all case", je me demande comment ils peuvent meme songer a embaucher une francaise.

Sur ce plan, la japonaise est sans faille, Elle n'aura jamais le nez qui brille, jamais le cheveux dans l'oeil. Elle sentira toujours bon quoiqu'il arrive et jour apres jour, elle viendra dans de petites jupes aux chevilles, le sac Vuitton au poignet.

Pour mesurer l'ampleur qu'il y a entre la japonaise et la francaise, il suffit de se rendre compte qu'une japonaise ne posera JAMAIS au grand jamais son sac a a mains par terre au restaurant ou dans un bar, au cinema etc.

La premiere fois qu'on m'a raconte cette histoire de la demoiselle de 24 ans qui pleurait parce que lors d'une date, son malheureux cavalier n'avait pas remarque que son sac creme etait sur le sol (pourtant impeccable), j'ai bien rigole.

Puis quand j'ai vu la tete de mon Fendi (creme lui aussi) apres 6 malheureux mois d'utilisation en alternance avec mes autres sacs, j'ai compris que la japonaise n'avais peut etre pas tort...Surtout si vous considerez qu'elle a sans doute vendu son corps pour le susnomme sac , mais je m'egare...(et je persifle pour qui n'avait pas compris).

En deux mots, je suis une beauty-bordelique qui se soigne.

Depuis que je suis ici, j'ai appris a mettre tous les jours de jolies boucles d'oreilles discretes, a avoir des chaussures toujours parfaites, a avoir en permance une trousse de maquillage plus grosse que celle de la plupart des francaises au bureau et une autre sur moi, meme dans le plus petit des sacs.

Je ne sais pas si ca suffira pour le job mais je ne pense pas aller bien plus loin dans la coquetterie de toutes facons. Je laisse le fer a friser dans le metro et autres bizarerries a mes copines japonaises, faudrait pas qu'on oublie que je suis francaise non plus.

 

02.07.2006

I hate Tokyo (ok, pas tout a fait...)

Tokyo est une ville sous-developpee.

Si. Je vous jure.

Tout au moins, en ce qui concerne la mode. Et le premier qui me contredit je le frappe.

La preuve par l'exemple (oui, j'ai jamais ete tres douee en maths).

-La collection Stella pour Adidas sortie en France l'an dernier n'existe toujours pas ici. J'attends encore (et je peux attendre longtemps) mon tapis de yoga et ai du me contenter de la premiere collec sortie il y a une eternite en Europe.

-Idem pour le parfum For Her de Narciso, sorti UN AN apres le reste de la terre dans notre capitale nippone. Grace a une bloggeuse genereuse, j'ai pu me le procurer avant mais sinon je restais en rade.

-Et la, je deboule chez Marc Jacobs la tronche enfarinee et je demande mon tshirt Blondie, prete a entendre qu'ils sont en rupture de stock ou un truc pareil. Et la nana me tire de grands yeux... genre "mais de quoi tu parles?".

Je lui explique ("tu sais, la chanteuse blabla") et elle finit par voir de quoi je parle (ah quand meme, elle etait pas aidee hein) et me dit "ah mais ce tshirt il n'existe qu'a NYC".

Attends, excuse moi, mais vois-tu, j'ai a peu pres toutes mes cops (ok, 2 blogeuses) qui l'ont achete en france, va pas me faire croire que c'est une exclu NYC.

Bon en tous cas, a Tokyo c'est mort de chez mort apparemment, jamais ils ne l'auront.

J'EN AI MARRRRREEE de cette ville de degeneres de la mode qui ne connaissent rien.

Merde a la fin, je demande pas H&M. Juste un tout petit tshirt Marc Jacobs, ca devrait pas etre complique pourtant.

GRRRRRRRRRRRRRRR